Lorsque l’obligation de retour au bureau est entrée en vigueur, Supreet Singh, 39 ans, gestionnaire des communications corporatives dans une banque, n’a pas contesté la décision, n’a pas saisi les ressources humaines et n’a pas demandé d’accommodement. 

Après près de sept ans à concilier un emploi à temps plein avec les soins à un parent vieillissant et à deux enfants d’âge scolaire, elle a démissionné. L’entreprise avait clairement indiqué qu’aucune exception ne serait accordée à l’exigence de présence au bureau. «Je n’y arrivais plus. La flexibilité qui me permettait de continuer à travailler a disparu — du jour au lendemain, on aurait dit.» 

Les proches aidants au Canada fournissent en moyenne 4,5 heures de soins non rémunérés par jour, soit environ 30 heures par semaine, selon un rapport de mai 2024 du Canadian Centre for Caregiving Excellence. 

Quarante-quatre pour cent affirmaient se sentir inquiets ou anxieux et 37% se disaient dépassés par leurs responsabilités. Malgré ces pressions, plusieurs ne se considéraient pas comme proches aidants avant d’être déjà en situation d’épuisement, affirme Christa Haanstra, responsable de l’initiative pour les proches aidants actifs au sein du centre.